7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 18:46

Arc de triomphe

 

L´Arc de Triomphe de Moscou

 

 

Grde avenue, ou est sis l'appart de Brejnev

 

L´Arc de Triomphe de Moscou

 

moskva longeant Kremlin

 

La Moskva longeant le Kremlin.

 

Tour du Kremlin

 

Place du manège. De cette esplanade, le Mc Donald´s fait face au Kremlin.

Un peu l´affront US fait à la Russie.

 

 

Les nuits blanches de Russie.

 

Le mois de juin vient de faire son apparition, et St Petersbourg, comme Moscou se réveillent.

C´est toutes les nuits la fète à Moscou.

Plus au Nord, à St Petersbourg, après huit mois d'un long hiver, les Petersbourgeois attendent les mois de juin et juillet pour fêter à leur manière les "nuits blanches" et profiter pleinement du charme et de la beauté de leur ville. Ce phénomène rend la ville encore plus magique pendant les deux premiers mois d´éte.

Comme St Petersbourg est située sur le 60ème parallèle, la pénombre ne dure que deux heures dans la ville de Pierre-le-Grand. Chaque année entre le 20 mai et le 15 juillet, Saint Petersbourg connaît un phénomène magique "les Nuits Blanches". Cette période dure alors environ 50 jours. Durant cette période, expositions, concerts, inaugurations et expositions s'enchaînent sans répit!

C´est alors le moment de visiter St Petersbourg et profiter de ses charmes.

Mais revenons à notre carnet de route en ex- URSS.

 

 

 

Samedi 11 juin 2005.

 

Aujourd’hui, c’est pour moi une journée de relaxation et de repos, à la veille d’un long voyage à faire.

J’ai passé la matinée à téléphoner aux rares amis que j’ai, pour prendre congé d’eux.

C’est aussi, l’occasion de rendre une dernière visite, à certains coins de Moscou, avant mon départ.

Le temps est doux et très agréable. Le soleil, seul dans un ciel azur, envoie des rayons tous azimuts.

J’ai eu deux à trois rendez-vous avec des amis, histoire de prendre un café ensemble avant mon départ. Tous envient mon départ et aimeraient être du voyage, pour se retrouver ailleurs.

Après une longue promenade sur la Virginsky Prospekt, du côté de la Loubyanka, je me rabats sur Kitay Gorod. Là, je me cherche un restaurant avenant et y entre pour souper, même s’il n’est que dix neuf heures.

Rassasié, je rentre à pied à l’hôtel, fais mes bagages et m’apprête à me coucher.  

  

Dimanche 12 juin.

 

Réveillé de bonne heure, je vais vite prendre mon petit déjeuner, je fais mon check-out et quitte l’hôtel Rossia. J’amorce alors mon départ vers le sud, par l’autoroute du sud.

La circulation est moins dense, pour un dimanche matin. Je prends la direction de Tula, d’Orel, de Kursk et de Belgorod.

Il y a dans cette direction, le sud de Moscou, l’autoroute la plus longue de Russie. Elle fait environ cinq cent cinquante kilomètres. A ce propos, tout le réseau autoroutier de Russie n’atteint pas mille kilomètres d’autoroute. Vous pourrez m’objecter que c’est plus qu’au Lichtenstein, et j’en conviens.  

L’autoroute du sud finit quelques kilomètres avant Kursk, la ville qui a donné son nom à ce malheureux sous-marin atomique, déchiqueté avec ses sous-mariniers à cent dix mètres de fond.

On comprend pourquoi, les Russes ont privilégié la construction de la plus longue autoroute ici, et pas ailleurs. Car, elle relie la capitale à la mer noire, d’où arrive une bonne partie des produits importés. De plus, c’est leur autoroute du « soleil », puisqu’elle relie la capitale aux stations balnéaires, de la mer noire, particulièrement la Crimée. Et comme celles-ci étaient surtout prisées, par les apparatchiks, par le gratin du polit-bureau, et maintenant par les nouveaux riches.

Il fallait à l’époque procurer du confort, à cette classe privilégiée, y compris par l’état des routes, les fessiers des riches ne supportant pas les trépidations des amortisseurs sur des routes caillouteuses.

La distance de Moscou jusqu’à Belgorod, est d’environ  sept cent vingt kilomètres. Comme il y a environ cinq cents kilomètres d’autoroute, la distance s’amenuise assez vite.

De plus, il n’y a que quarante cinq kilomètres, de Belgorod jusqu’à la frontière ukrainienne. Le passage de la frontière  ukrainienne prend quand même du temps. Il faut compter une attente d’environ six heures de temps, avant de pouvoir entrer en Ukraine.

Il y a beaucoup de camions dans les deux sens, d’accord, cela ralentit la fluidité du trafic, mais il y a aussi, que les douaniers Ukrainiens se sont décidés à faire « patienter » les Russes et les voyageurs venant de Russie. Alors, les papiers à remplir augmentent, les queues s’allongent et l’attente aussi.

Les Ukrainiens rendent aujourd’hui aux Russes la monnaie de leur pièce, en quelque sorte.

Une fois sortie de la douane, je fonce sur des routes défoncées, étroites, et encombrées d’Ukraine, vers Kharkiv, à environ quarante cinq kilomètres de là.

Je passe la nuit à Kharkiv.

 

 

 

 

 

Dimanche 12 juin.

 

Réveillé de bonne heure, je vais vite prendre mon petit déjeuner, je fais mon check-out et quitte l’hôtel Rossia. J’amorce alors mon départ vers le sud, par l’autoroute du sud.

La circulation est moins dense, pour un dimanche matin. Je prends la direction de Tula, d’Orel, de Kursk et de Belgorod.

Il y a dans cette direction, le sud de Moscou, l’autoroute la plus longue de Russie. Elle fait environ cinq cent cinquante kilomètres. A ce propos, tout le réseau autoroutier de Russie n’atteint pas mille kilomètres d’autoroute. Vous pourrez m’objecter que c’est plus qu’au Lichtenstein, et j’en conviens.  

L’autoroute du sud finit quelques kilomètres avant Kursk, la ville qui a donné son nom à ce malheureux sous-marin atomique, déchiqueté avec ses sous-mariniers à cent dix mètres de fond.

On comprend pourquoi, les Russes ont privilégié la construction de la plus longue autoroute ici, et pas ailleurs. Car, elle relie la capitale à la mer noire, d’où arrive une bonne partie des produits importés. De plus, c’est leur autoroute du « soleil », puisqu’elle relie la capitale aux stations balnéaires, de la mer noire, particulièrement la Crimée. Et comme celles-ci étaient surtout prisées, par les apparatchiks, par le gratin du polit-bureau, et maintenant par les nouveaux riches.

Il fallait à l’époque procurer du confort, à cette classe privilégiée, y compris par l’état des routes, les fessiers des riches ne supportant pas les trépidations des amortisseurs sur des routes caillouteuses.

La distance de Moscou jusqu’à Belgorod, est d’environ  sept cent vingt kilomètres. Comme il y a environ cinq cents kilomètres d’autoroute, la distance s’amenuise assez vite.

De plus, il n’y a que quarante cinq kilomètres, de Belgorod jusqu’à la frontière ukrainienne. Le passage de la frontière  ukrainienne prend quand même du temps. Il faut compter une attente d’environ six heures de temps, avant de pouvoir entrer en Ukraine.

Il y a beaucoup de camions dans les deux sens, d’accord, cela ralentit la fluidité du trafic, mais il y a aussi, que les douaniers Ukrainiens se sont décidés à faire « patienter » les Russes et les voyageurs venant de Russie. Alors, les papiers à remplir augmentent, les queues s’allongent et l’attente aussi.

Les Ukrainiens rendent aujourd’hui aux Russes la monnaie de leur pièce, en quelque sorte.

Une fois sortie de la douane, je fonce sur des routes défoncées, étroites, et encombrées d’Ukraine, vers Kharkiv, à environ quarante cinq kilomètres de là.

Je passe la nuit à Kharkiv.

 

Lundi 13 juin.

 

Je n’ai pas le temps de faire du tourisme à Kharkiv. Maintenant, il faut oublier que les autoroutes existent.

De Kharkiv, je fonce vers Kirovohrad, distante de quatre cents kilomètres, puis vers la frontière Moldave. Celle-ci est perméable et les représentants de l’ordre et de la douane sont aimables aussi bien d’un côté que de l’autre. La frontière est facile à passer. Je prends alors la direction de Kisiniev (ou Chisinau, en écriture latine) capitale de la Moldavie, distante de trois cent cinquante kilomètres. Heureusement que les routes sont meilleures et le trafic beaucoup moins dense.

Il est vingt deux heures quand je me gare devant un hôtel de Kisiniev.

 

Mardi 14 juin.      

 

Chisinau est presque une cité médiévale. Elle me donne l’impression d’être une ville vieillotte.

Cependant, on voit tout de suite que c’est une ville de l’ex-bloc soviétique, à l’architecture, aux fresques murales, aux statues, aux abris de bus, aux larges avenue etc.

Mais les gens sont bien différents. Ici on entend les gens crier, on voit des sourires. Certains sont habillés comme des gitans en goguettes, costumes noirs, chapeaux de feutre noir, chaussures noires vernies ou cirées pour les hommes, avec une moustache si noire qu’on souspçonne qu’elle ne soit dessinée au cirage. Tiens, la moustache, çà manquait en Russie. L’homme marche seul devant, imperturbable, tirant incessamment des bouffées sur une cigarette collée aux lèvres. Sa femme et ses enfants suivent derrière, à une distance raaisonnable.

Les femmes portent de longues robes noires avec beaucoup de dentelles blanches et des froufrous, les cheveux noirs ou auburns couverts par un foulard blanc. Elles tiennent par la main des enfants, souvent assez nombreux. Ce spectacle aussi manquait en Russie.

Les enfants eux, sont mal habillés, certains étant même un peu sales, et trottinent au rythme de la marche de la mère.

Cela rappelle étrangement les pays du nord de la Méditerranée. D’ailleurs, presque la moitié de la population est de teint basané.

Les trottoirs de la ville connaissent un va et vient incessant, de gens à pied, des gens qui s’arrêtent pour se saluer. On respire à nouveau la « civilisation » latino-méditerranéenne, à mon sens.

Un peu partout, des marchands exposent des amoncellements de légumes et de fruits tentants.

Le pays a une vocation strictement agricole, ou presque.

On y voit beaucoup de charrettes et autres véhicules à traction animale, signe, soit d’un retard technologique, soit d’une économie assez faible. Mais les gens semblent être heureux.

 

Mercredi 15 juin.

 

J’ai assez vu de la Moldavie, même si un jour, constitue un très court séjour pour visiter un pays.

Mais ce pays-ci est petit et peu peuplé. Comme je me l’imaginais, c’est un pays agricole, avec des vergers partout, des champs travaillés, de la verdure nourricière qui pousse çà et Là, et non des champs en friche ou à l’abandon, comme en Ukraine ou en Russie.

Le départ de Chisinau vers la Roumanie se fait vers neuf heures. Je pourrais éviter de passer par Bucarest, mais j’y tiens. Ce qui fait que j’ai à parcourir cinq cent cinquante kilomètres aujourd’hui. A la frontière roumaine, un peu lente, un peu exigeante, la police vous demande de payer une vignette pour le passage des routes, les employés de l’environnement exigent la taxe « écologique », la taxe sur ceci, la taxe sur cela, une façon de vous prendre de l’argent, quoi.

Ayant souscrit à toutes les formalités, je fonce sur les routes roumaines, vers Galati. A Galati, on longe le Danube, immense fleuve à ce niveau, jusqu’à Braïla, et Buzau. On s’en écarte enfin pour rouler vers Bucarest.

Mon arrivée à Bucarest se fait vers vingt et une heures.

 

Jeudi  16 juin.

 

Me voilà en Roumanie. Je m’apprête à faire un court séjour, dans ce pays que je ne connaissais pas. Et de nature curieuse, j’aimerais apprendre tout ce qu’on peut apprendre sur ce pays, en quelques jours.

Alors, je traîne par ci, par là, discute avec toutes sortes de gens, pose des questions, même les plus idiotes, le ridicule n’ayant pas encore tué. Et en quelques jours, j’aurai vu une quantité de choses et appris une infinité d’autres.

Intéressons-nous d’abord au pays. Qu’est-ce que la Roumanie ? La Roumanie, est un des rares pays d’Europe à posséder des gisements de pétrole. L’un d’eux était même l’effigie centrale du drapeau roumain. Les Roumains s’en sont débarrassés après leur révolution de 1989. Ils ont alors présenté leur drapeau, tricolore, troué en son centre. Peu après, ils ont colmaté le trou pour en faire un drapeau strictement tricolore (bleu jaune et rouge). A croire que le pétrole ne rapportait qu’à Ceausescu. En effet, ce n’est pas parce que le pays possède du pétrole que les Roumains sont riches comme des cheikhs ou des Norvégiens. Tout au contraire, ils sont fauchés comme les blés.

C’est un pays de vingt cinq à vingt sept millions d’habitants, environ, pour une superficie de deux cent quarante mille kilomètres carrés. C'est-à-dire, qu’ils ont encore bien de la place, si on les compare aux Hollandais. La monnaie est la Leï. Ici, contre quelques dizaines d’euros, vous devenez millionnaire, en leïs.

Pour trente euros (30 €), vous devenez possesseur de plus de un million de leïs. Cela sera à peine suffisant, pour vous payer une chambre d’hôtel.

Pour le touriste arrivant en voiture, c’est un pays de beaucoup de taxes.

On commence par la « vignette » obligatoire pour emprunter les routes roumaines. Même s’il n’y a guère plus de trois cent ou quatre cent kilomètres d’autoroutes dans tout le pays. Puis il faut s’acquitter de la taxe de transit, plus une autre taxe si on arrive à Calafat après la traversée du Danube sur le ferry-boat venant de Vidin (Bulgarie). Enfin, il faut payer la taxe « écologique » quand on quitte le pays, parce que vous aurez pollué leur pays avec le gaz carbonique sortant de votre tuyau d’échappement. Mais j’imagine qu’ils ont bien au chaud dans un tiroir, la taxe « électrique » si vous arrivez en voiture électrique. Voilà les plus grandes taxes, pour ne parler que de celles-ci.

La Roumanie, c’est aussi le pays du leurre.

Témoins, ces mannequins de policiers en bois « surgissant » sur le bas-côté, au sortir d’un virage dangereux. Ceci pour effrayer le conducteur qui automatiquement ralentit son allure.

C’est bien pensé, si çà peut diminuer les accidents. C’est vrai que çà les diminue, d’autant qu’il y a beaucoup d’accidents dans le pays.

Ceci rappelle les leurres policiers en Pologne. Là, sur le bas-côté, derrière une côte ou un virage « est garée » une voiture-pie de police, en bois évidemment.

Mais de loin, on jurerait qu’il s’agit d’une vraie voiture de police. D’ailleurs à certains endroits, ce sont des « moitiés » de vraies voitures, sciées dans des épaves, et peintes à neuf en voiture-pie. Et de loin, tous les conducteurs s’imaginent que les flics sont garés plus loin, à les attendre, et ils lèvent alors tout de suite le pied de l’accélérateur.  

 

Vendredi  17 juin.

 

Bucarest, s’appelle en fait Bucaresti en roumain. C’est une grande mégapole de deux millions et demi d’habitants, située au sud de la Roumanie, à quelques dizaines de kilomètres au nord du Danube. Le Danube sépare la Roumanie de la Bulgarie.

La langue est le roumain, où certains mots rappellent le français et d’autres, l’italien. L’écriture se fait en lettres latines, même si des « s » et des « t » ont des cédilles.

La ville est construite sur la Dimbovitia, un sous affluent du Danube. Le Danube est assez proche et omniprésent en Roumanie.

Bucaresti est une belle ville. Elle est riche en monuments historiques et religieux.

Elle comporte de nombreuses églises d’ascendance byzantine, très jolies et bien conservées, ou restaurées.

On y note des architectures anciennes, byzantines et baroques entre autres. L’architecture nouvelle, est elle, de style soviétique, avec de grands bâtiments à colonnes et frontons, des immenses places publiques pavées, de très larges avenues.

La ville possède de nombreux théâtres et opéras, agréables à voir, tel l’Athénée roumain de Bucaresti.

La ville s’étend énormément en périphérie. Surtout à l’ouest.

Cette région étant devenue une zone industrielle et commerciale, une infinité d’entrepôts et d’usine s’y sont installés, empiétant même sur l’immense cimetière de Bucarest.

A l’ouest de ce gigantesque cimetière, long d’environ sept cent mètres, se sont implantées aussi des zones commerciales. Là, trônent beaucoup de multinationales connues pour la distribution et les grandes surfaces, d’Europe de l’ouest. Il y a là par exemple, Carrefour, Mr Bricolage et tant d’autres.

Voyant l’engouement des multinationales pour la Roumanie, très bientôt membre de l’Union européenne, beaucoup de Roumains se sont transformés en agents immobiliers. Ils ont acheté pour une bouchée de pain du terrain à leurs concitoyens, qu’ils essaient de revendre aujourd’hui aux étrangers. 

En effet, partout, en plusieurs langues, des écriteaux signalent des terrains à vendre. Ici, l’ordre de grandeur du prix est de un à deux euros le mètre carré.

D’ailleurs, partout ailleurs, comme dans la banlieue ouest, se sont implantées une série de multinationales. Ce qui fait que chaque are de terrain est à vendre. Les prix portés par les écriteaux varient de un à dix euros le mètre carré. Et ils risquent de grimper encore.

 

Samedi 18 juin.

 

La ville est grande et « spacieuse » en quelque sorte. C’est une ville assez propre et relativement verte. N’oublions pas que la femme de Ceausescu était ingénieur agronome, et en plus, avait la main verte.

D’ailleurs la ville comprend de nombreux parcs et espaces verts dont les bancs sont souvent squattés par des clochards.

Les avenues sont très larges, beaucoup plus larges qu’à l’ouest, ce qui dégage une excellente visibilité et permet une fluidité au trafic routier.

La circulation est réglée aux croisements, par des feux de croisement hyper-modernes.

Ainsi, le feu vert allume des chiffres verts faisant un compte à rebours indiquant le nombre de secondes qu’il reste pour pouvoir passer. De même le feu rouge s’inscrit en chiffres rouges décroissant montrant le nombre de secondes restant avant le passage au vert.

Il en est de même des feux pour le passage des piétons.

Les routes sont relativement bonnes, sauf aux abords des rails du tramway. Le trafic est dense, les autos sont nombreuses. L’ancienne Renault 12, fabriquée ici en tant que « Dacia » est représentée par millions, sous toutes les versions possibles : berline, familiale, pick-up, Diesel, 4X4 et j’en passe. Depuis un an, c’est la fabrication de la « Logan », un hybride de Clio et de R18, qui prime et va connaître ici un grand essor, vu son prix modique de cinq mille euros (5000 €). Mais, ce n’est pas avec leur cent cinquante à deux cents euros de salaire mensuel, que les Roumains pourront se la payer. Pas tous en tous cas.

Les avenues sont bordées par des bâtiments assez récents, de pas plus de cent cinquante à deux cents ans d’âge, à mon sens. Il existe à Bucaresti de nombreux immeubles récents, bien entretenus, comme en Europe.

La seule note discordante, serait ces canalisations de gaz qui courent partout, sans trop de prudence, contre les façades des maisons. Mais contrairement à l’Ukraine, les tuyaux du gaz sont ici peints en jaune (couleur internationale, pour au moins les reconnaître). Ces tuyaux constituent des rambardes ou des barrières devant les maisons. Ils disparaissent sous terre, au niveau des porches et autres entrées de maison.

Sinon, de nouvelles constructions bousculent les vieilles maisons, et poussent comme des champignons, en ville pour engendrer des commerces et des bureaux, mais aussi en banlieues, formant un habitat regroupé, même là où s’élèvent des villas cossues, des pavillons ou des villas jumelées.

L’écologie est aussi passée par la ville. Là, on a circonscrit une partie de la zone commerciale pour en faire des rues piétonnes. Celles-ci sont bien conçues, bien pavées et très larges, où les piétons peuvent laisser sans risque gambader les enfants.

 

Dimanche 19 juin.

 

Bucarest est une ville où il y a de nombreux chiens errants, apparemment inoffensifs, mais sales, cagneux et certainement, de vrais sacs à puces.

La ville compte assez d’hôtels, le plus souvent petits et nouveaux. Il faut compter au moins une trentaine d’euros  la chambre.

En été, la ville peut être soumise à un rationnement d’eau. Auquel cas, les coupures d’eau peuvent aller de 10 heures à 18 heures. Pourtant, il pleut souvent dans la région et le Danube est à moins de cinquante kilomètres de là.

Les commerçants ne se sont pas encore « mondialisés ». Ainsi, on accepte tout de suite les Euros ou les dollars, mais pas la carte de crédit. La carte est même refusée dans certaines banques.

Dans les rues, la tenue des gens est très disparate, elle va des plus humbles guenilles aux vêtements les plus chics. Certaines gens sont même pauvrement habillées.

Les hommes, très élégants, sapés comme des Milords sont souvent en costumes, marrons ou plus souvent noirs, avec des souliers bien cirés. Ils ont très souvent sur la tête un chapeau mou ou melon.

On reconnaît assez vite les Roms. Ils se déplacent en bandes, de cinq à dix. Ils sont plus basanés (car bon nombre de Roumains le sont) et plus prolifiques, accompagnés de beaucoup d’enfants, mal habillés ou même sales, parfois même pieds nus.

Les femmes portent de longues robes traînant au sol, aux couleurs criardes ou avec de nombreux motifs.  

Les cafés sont nombreux. Ils sont fréquentés plus par des hommes que des femmes. On les voit alors attablés en groupes de quatre ou de cinq, de la même classe d’âge à siroter des boissons gazeuses ou alors de la bière, surtout pour les vieux.

 

Lundi 20 juin.

 

Après quatre jours à Bucarest, il est temps d’aller voir un autre coin de Roumanie. Il y a d’autres grandes villes comme Ploiesti, Brasov, Craiova, entre autres, mais toutes sont continentales à part Constanta.

Constanta est située sur la mer noire. Constanta, c’est peut-être la deuxième ville du pays, avant ou après Timisoara, qui elle, se trouve à l’extrémité ouest du pays, donc complètement à l’opposé.

Je quitte aujourd’hui Bucarest, avec pour destination Constanta, à un peu moins de trois cents kilomètres de distance. La sortie de Bucarest se fait par une autoroute qui continue environ sur deux cents kilomètres. Puis on roule sur un petit tronçon de bonne route à quatre voies, pour retrouver l’autoroute jusqu’à Constanta.

N’était cette interruption, Constanta serait reliée par autoroute, tout le long, jusqu’à Bucarest, autoroute assez récente et gratuite. Il est d’ailleurs prévu de construire une autoroute sur le tronçon manquant, de façon à rompre la discontinuité de cette autoroute. Néanmoins, les cinquante derniers kilomètres de ce trajet, appartiennent à une vieille autoroute très défoncée, en piteux état, pleine de nids de poule. Ce tronçon constitue un calvaire pour une automobile de l’Ouest, car leurs Dacias et les voitures russes s’en accommodent.

Comme Constanta est un des rares ports de Roumanie, c’est donc par là que transitent toutes les marchandises, entrant et sortant du pays.

Et c’est le port de Constanta, premier port de commerce roumain, qui approvisionne donc tout ce grand pays, et pourvoit à ses exportations.

C’est ce qui explique cette circulation ininterrompue de camions dans les deux sens, sur cet axe routier.  

En tout cas, l’accessibilité de Constanta est facile. L’autoroute y débouche carrément.

Quelques hôtels se trouvent juste à l’entrée de la ville. C’est là que je m’arrête, devant l’un d’eux, pour demander s’il y a une chambre libre. Il y en a une, donnant sur la cour, fraîche et lumineuse, et la jeune patronne est sympathique. Cela me convient, et j’y élie tout de suite domicile.

 

Mardi 21 juin.

 

Constanta, c’est le premier port en importance de la Roumanie, sur la mer noire, unique mer pour la Roumanie, du reste.

Mais c’est aussi une ville balnéaire, une des rares en Roumanie.

C’est pour cela qu’elle abrite de jolies plages de sable fin, très agréables et très fréquentées en été.

La ville nouvelle s’étend vers l’intérieur et prolonge la ville ancienne qui elle, est bâtie sur une langue de terre en promontoire, un peu comme une presqu’île.

Venant de la ville, une fois face à la mer noire, on voit le port à l’est, avec ses nombreux bassins, occupés par des navires qui chargent des marchandises, dont beaucoup de bois, et d’autres qui déchargent en majorité des produits fabriqués.  

Le coté ouest du littoral est dédié aux plages de sable fin. Celles-ci sont nombreuses, et se présentent sous forme de petites baies séparées par des éperons rocheux, descendant sur la mer.

Constanta est une ville tellement maritime, qu’on vous le signale aux entrées ouest et sud de la ville. Là, trône sous la forme d’un monument,  une vraie grande frégate, ayant jeté l’ancre sur un piédestal en ciment.

Sinon, c’est une très grande ville moderne avec de très larges avenues, de constructions assez basses, agréables et chaleureuses.

La vielle ville se compose de maisons grises, un peu sinistres entourant la vieille mosquée (car une nouvelle mosquée s’élève un peu plus loin) et le musée archéologique, musée du nom de l’empereur romain Octavius. A croire que Constanta fut une colonie romaine.

D’ailleurs un peu plus loin du coté du port, on retrouve une statue de la louve avec Remus et Romulus. Et là, on a la certitude que Constanta fut une colonie romaine.

Au cœur de la vieille ville, des ruines entourées de barrières, constituent pour l’heure, des fouilles archéologiques, témoins du passage de civilisations antiques, probablement romaines.

Sinon, dans la ville moderne, ce sont des musées à ciel ouvert que l’on côtoie. Ceux-ci sont parfois dans des parcs où sont exposés chapiteaux, corniches, colonnes et même d’innombrables grandes amphores antiques, toutes intactes.

 

Mercredi 22 juin.      

 

Constanta comprend de nombreux parcs et espaces verts, au beau milieu de la ville, et en allant vers la plage.

Les boulevards sont très larges, bien planifiés, ce qui dégage une excellente visibilité au loin, et permet en plus une fluidité à la circulation automobile, très dense en ville. A laquelle vient s’ajouter le va et vient incessant des tramways. 

Le trafic routier est réglé par des feux rouges hyper-modernes, les feux verts et les feux rouges égrenant les secondes illuminées d’un compte à rebours, indiquant le nombre de secondes qu’il reste pour pouvoir passer.

Et ceci est aussi valable pour les passages des piétons.

Les revêtements des routes sont en assez bon état, ménageant les amortisseurs des voitures. La circulation est dense, et les autos neuves sont nombreuses.

La marque de voiture roumaine est la « Dacia », dont l’ancêtre est la Renault 12. Une chaine de montage en  fabrique ici des millions, sous différentes versions dont beaucoup de familiales. Elle laisse peu à peu la place à la fabrication de la « Logan ».

Les boulevards sont bordés de bâtiments assez récents, du siècle précédent pour la plupart, assez bas, de deux à trois étages.

Les Roumains sont imprévoyants, car des canalisations de gaz courent partout sans trop de prudence contre les façades de maisons. Mais elles ont ici le mérite d’être peintes en jaune.

Il y a beaucoup de nouvelles constructions, un peu partout en ville pour engendrer des commerces et des bureaux, mais aussi des immeubles en ville, et en bordure, des villas jumelées, des pavillons, des villas cossues et des maisons de maîtres.

Le bâtiment se porte bien en Roumanie, puisqu’on construit partout, y compris des hôtels et des marinas.

Constanta a aussi une vocation écologique, car, on a banni la circulation automobile dans un grand secteur de la ville, surtout au niveau de la zone commerciale, ceci pour faire des rues piétonnes. Celles-ci sont larges, bien conçues, et bien pavées. Une foule bigarrée s’y presse, et les jeunes y prédominent.

La ville compte un nombre considérable d’hôtels, le plus souvent petits et nouveaux. Leur location varie entre vingt cinq à cinquante euros la chambre.

En été, la ville peut être soumise à un rationnement d’eau. Auquel cas, les coupures d’eau peuvent aller de 10 heures à 18 heures. Pourtant, il pleut souvent dans la région et le Danube n’est qu’à quelques kilomètres d’ici. Les commerçants acceptent tous, les euros et les dollars, mais pas la carte de crédit. Cependant, il y a des bankomates où l’on peut retirer de l’argent.

 

Jeudi  23 juin.      

 

Beaucoup de gens, soit près d’un quart de la population environ, sont basanées. Beaucoup de passants sont bien habillés.

Dans les rues, la tenue des gens est très diverse. L’habillement des gens n’est pas des plus chics. Mais les gens sont correctement et dignement habillées.

Les hommes, très élégants, sont souvent en costumes, noirs pour la plupart, avec des souliers lustrés, brillants, impeccables. Ils portent très souvent un chapeau mou ou melon.

Les femmes portent de longues robes, amples et circulaires au niveau des hanches, noires avec beaucoup de dentelle blanche, ou aux couleurs criardes et avec de nombreux motifs.  

Les cafés sont nombreux. Ils sont fréquentés presqu’exclusivement par des hommes. On les voit alors attablés en groupes de quatre ou de huit personnes, de la même classe d’âge, à boire du café ou du thé, ou à jouer aux cartes ou aux dominos.

Par contre en week-end, on sort alors les flacons d’alcool et on sirote allégrement, surtout de l’alcool de prune.

Le pouvoir d’achat des Roumains est faible, comme un peu partout à l’est. Un employé d’une société ou un fonctionnaire gagne environ cent quarante à deux cents euros par mois.

Deux cents euros, constituent une bonne mensualité en Roumanie, pour un Roumain !  

 

Vendredi  24 juin.      

 

Contrairement à beaucoup d’autres pays, la campagne n’est pas dépeuplée par un exode rural « pandémique ». Au contraire, la campagne serait le secteur où la population serait la plus dense. On le voit en roulant en Roumanie et en s’arrêtant dans les villages et en rase campagne. Là, il y a partout, plein des petites maisons, isolées, ou groupées formant un bourg ou un hameau. Certaines de ces maisons rurales portent le sceau du communisme, puisqu’elles sont mitoyennes, identiques dans le village et, identiques à celles d’un autre village plus éloigné.

Le modèle est unique et on l’a reproduit partout en milieu rural. C’est incontestablement, la redistribution de l’argent du pétrole. Ceausescu a quand même pensé un peu aux pauvres, étant lui-même ancien cordonnier Roumain, donc pauvre par définition. 

Toutes ces maisons ont un lopin de terre où poussent des arbres fruitiers et des légumes. Devant la maison, on voit une charrette, ou parfois une vieille Dacia, la voiture la plus solide que Renault ait jamais construite. Devant la maison, ou sur son flanc, s’ébattent des oies, des poules, des cochons et des enfants, sales et déguenillés.

Parfois, quelques chèvres ou une vache, entravés par un pied à un piquet, broutent l’herbe dans ce petit pré.

Si vous vous arrêtez assez longtemps devant des maisons, à prendre des photos par exemple, une ou deux femmes sortiront pour essayer de vous vendre, soit des fruits de saison, soit des fruits secs, soit des oignons, ou des pommes de terre, soit du fromage ou du miel, enfin une part de l’excédent de leur production agricole de l’année.

Concernant l’agriculture roumaine, en résumant, on peut en dire ce qui suit.

La campagne n’est pas dépeuplée, mais en plus, ses champs ne sont pas en friche ou à l’abandon, comme en Ukraine ou en Russie. Par exemple, en cette fin de juin, les champs portent, ici des cultures de blé tout blond, pas loin de la maturité. Là, s’élèvent dans un port altier, des plants de maïs à perte de vue. Dans cet autre champ, ce sont des tournesols qui poussent. Là, on fait pousser du colza.

Mais il ne faudrait pas oublier que les Roumains concèdent une place importante aux cultures de produits maraîchers.

Ainsi, plus loin, ce sont des champs à perte de vue de plants de tomate, de poivron, d’aubergine, d’oignon, de pomme de terre et j’en passe. Le piment d’Espolette n’est pas en manque, il est même cultivé à perte de vue.

Là, les gens s’adonnent à la culture des melons et des pastèques.

La Roumanie, c’est un pays agricole et viticole. Car beaucoup de coteaux portent des vignobles qui se dorent au soleil, avant de déverser sur les marchés leurs cargaisons de chasselas et de merlot, entre autres.

Il y a aussi beaucoup de vergers, donnant des fruits abondants, comme les pruneaux, les pêches, les pommes, les poires etc.

Aux champs, il y a beaucoup plus de femmes que d’hommes qui travaillent. La plupart des tâches sont manuelles, la mécanisation est parcimonieuse.

A ce propos, beaucoup de transports, de fruits, de foin, de fumier, se font au moyen de charrettes tirées par un cheval, de la race des Balkan, pour la plupart. Et ces charrettes, à deux essieux, roulent sur la route, route assez étroite un peu partout.

Ce qui fait qu’arrivant à vive allure, vous vous retrouvez soudain derrière un tel engin, sans pouvoir le dépasser, la voie en sens inverse étant occupée. Ce sont alors des freinages intempestifs, ou même, des déportements hors chaussée. Mais leur danger le jour est encore gérable.

En effet, ces charrettes sont encore plus dangereuses la nuit, car elles ne sont pas éclairées et ne portent même pas de catadioptres, vous les signalant à distance. Vous ne les voyez que quand vous êtes presque sur elles. Je ne vous le souhaite pas, mais auquel cas, il faut avoir d’excellents réflexes et des freins ABS.

 

 Samedi 25 juin.      

 

J’ai été faire un tour au marché couvert de Constanta. Le marché est plus qu’abondamment approvisionné.

Tous les légumes et tous les fruits de saison de la région sont là, sous forme de monticules de denrées, de toute fraicheur, de bonne qualité, et de toutes les couleurs.

L’oignon, l’échalote, l’ail et le piment rouge sont omniprésents et achetés par les ménagères. Ces produits sont présents en vrac sur les étalages, mais aussi sous forme de tresses décoratives, pendant à des supports. 

Et comme les pesticides sont chers pour les bourses roumaines, les petits exploitants maraîchers n’en utilisent presque pas. Ce qui fait de leurs produits, presque de l’agriculture biologique.

Les légumes et les fruits sont «en ordre », il n’y a rien à y redire.

Leurs prix sont légèrement inférieurs qu’en Europe, sans pour autant être des fractions, comme le quart ou le dixième du prix.

Pour vous donnez une idée des prix pratiqués sur cette côte, disons que les tomates, les cornichons, les poivrons, les pommes de terre, les cerises et les prunes sont environ au même prix et valent tous autour de soixante cinq centimes d’euros. Ceci, en faisant la conversion de la leï roumaine.

Les ménagères se pressent autour des étalages, chargeant leurs paniers en plastique de légumes et de fruits. Elles se bousculent plus loin, dans les allées étroites du marché, qui pour sortir, qui pour y entrer.

Les commerçants sont pour la plupart des commerçantes, comme leurs clients d’ailleurs qui appartiennent presque tous à la gente féminine. Mais alors, où sont les hommes, un samedi, jour de relâche, en plus.

Examinons un peu la Roumanie, du point de vue politique.

La révolution de « Timisoara » a conduit à l’abandon du collectivisme et du partage des richesses de l’état. Ce qui fait que tous les Roumains se sont retrouvés propriétaires, d’une fraction d’usine, mais le plus souvent, d’un bout de terrain.

Aujourd’hui, la terre est le seul bien que les Roumains possèdent, et dont ils essaient de tirer profit. Vue leur adhésion prochaine à l’Europe, l’arrivée d’investisseurs étrangers, entre autres Allemands mais surtout Anglais, les Roumains essayent de vendre leurs terrains. Ils ont vite été relayés par d’innombrables agences immobilières, parfois étrangères. Un site internet s’appelait même « Buy-Roumania » (achetez la Roumanie).

Aux mains d’étrangers, le prix du terrain ne peut qu’augmenter de jour en jour.

Des pancartes en Anglais et en Allemand s’implantent partout, sur les terrains vagues et autres terrains agricoles, annonçant la vente de terrains, maisons et autres biens immobiliers. En bordure de ville, le prix est de un euro le mètre carré. Mais il grimpe pour atteindre vingt euros en ville.

Le pays est ouvert à tous, et, quiconque le désire, peut s’y implanter. Les investisseurs sont en plus bienvenus.

Les grandes multinationales se sont déjà solidement implantées en Roumanie.

Il est donc commun de voir des écriteaux portant les noms  de Coca-cola, Cora, Carrefour, Mr Bricolage etc. 

Du point de vue habillement, les gens sont, ou conservateurs, tenant aux principes et règles de convenance, ou encore qu’elles sont prudes. Toujours est-il que l’habillement est généralement strict.

Les hommes s’habillent en costumes et chapeau, les femmes en robes longues, pas trop décolletées, ou aussi en pantalons.

Les mini-jupes n’ont pas court ici, et on ne voit pas de femmes avec des moitiés de cuisses dénudées. Sauf vers leur « bois de Boulogne ». Lequel se trouve à la sortie de la ville, sur la route de Bucarest. Là, de part et d’autre de la route, des femmes à peine habillées, essayent de vendre leurs charmes au voyageur quittant Constanta.

Et des prostituées, il y en a sur toutes les grandes routes, aux abords des villes. Au voyageur pressé et pas intéressé, elles proposent de lui pratiquer du «saxophone ».  

 

Dimanche 26 juin.      

 

Du temps de Ceausescu, bon nombre d’usines tournaient dans le pays, transformant le pétrole, les minerais, et autres produits. Parmi ces anciennes usines, beaucoup se sont arrêtées en 1989, après la révolution.

Mais de nouvelles implantations existent, d’autres apparaissent tous les jours. Elles appartiennent à des autochtones, mais aussi à des étrangers. Il existe en effet beaucoup d’investisseurs étrangers ayant repris d’anciennes usines, ou aussi, ayant implanté de nouvelles usines. Parmi eux, Français, Allemands et Suisses prédominent.

L’industrie du tourisme aussi va bon train. On s’adonne ici à la construction, sur la cote de la mer noire, de complexes touristiques, d’hôtels, de marinas.

Ceci peut-être pour imiter la Bulgarie voisine et lui prendre une part de marché.

L’industrie du transport, se porte bien aussi.

Les transports en commun sont nombreux et desservent toute la Roumanie.

Les bus sont récents et bien entretenus. Les trolleybus sont en bon état et bon marché. Les tramways sont vieux, archaïques parfois, mais toujours en bon état.

L’essence coûte un euro le litre. Elle est par conséquent chère, pour la bourse d’un Roumain.

Comme coûte cher aussi la contravention, pour un Roumain. Car, la maréchaussée est parfois sur la route, et là, elle contrôle et verbalise. 

Question alcoolémie, elle tient à la tolérance zéro. Parfois, quand vous avez bu une bière ou un verre de vin et, sans qu’ils aient un alcootest, les roussins peuvent vous dire : «Vous avez bu, vous, et vous n’aviez pas le droit de conduire». Et ils s’étendent dans des discussions sans fin, au lieu de sortir un carnet ou de vous demander de sortir de votre véhicule. Et là, vous avez beau jurer vos grands dieux, demander à souffler dans un alcootest, rien n’y fera. Si, dix ou vingt euros mettront fin à ce sujet de conversation pénible. L’agent qui aura « subtilisé » votre billet de banque, changera tout de suite de ton, et vous souhaitera bon séjour, et une bonne route. Dès lors, il n’est plus interdit de rouler, même avec un gramme d’alcool dans le sang. 

 

Nafredy

 

 

 

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